Pirates des Caraïbes RPG

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 Adieu la mer ! [Réservé - Lord Cutler Beckett] [Terminé]

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Agnès Delacroix

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MessageSujet: Adieu la mer ! [Réservé - Lord Cutler Beckett] [Terminé]   Jeu 14 Juin - 21:14

Le soleil était déjà haut dans le ciel, réchauffant les quelques matelots qui s'activaient sur le pont du Golden Seabird. Dans un rayon de soleil, la porte de la cabine s'entrouvit et la jeune Agnès émergea de la pièce. Elle s'étira, ses yeux bleu-vert scintillant de joie, et alla de suite rejoindre son grand-père qui discutait avec le second. C'était aujourd'hui le grand jour. Elle avait déjà effectué sa petite routine du matin -à savoir se rafraîchir et se vêtir convenablement- et elle se sentait fébrile à l'idée de poser enfin les pieds sur le quai. Depuis leur arrivée, le soir précédent, elle n'avait pu que regarder de loin le port en activité ; maintenant, elle ferait elle-même partie de l'agitation. Cela signifiait beaucoup pour elle : cela devait bien faire cinq ans qu'elle n'avait vécue dans une petite maison bien à elle, même si elle considérait maintenant le Golden Seabird comme sa demeure. Adieu la mer et bonjour la belle terre anglaise !

La jeune fille portait une robe française vert pomme garnie d'engageantes blanches ; le jupon était blanc aussi et le falbala à l'ourlet était vert très foncé. Il s'agissait de sa robe favorite, la seule qui soit aussi élégante. Les autres qu'elle possédait étaient moins impressionnantes, plus simples. Malgré ses habits soignés, sa coiffure par contre n'avait rien de bien particulier : sa chevelure rousse cascadaient simple sur ses épaules, dans un flot de flammes bouclées et rebelles. Pour l'une des rares fois -et surtout car elle poserait bientôt les pieds sur terre- Agnès portait de petites chaussures à talon assorties à ses vêtements. Les talons claquèrent quand elle effectua une petite danse, toujours sur elle-même dans une valse avec ses songes.

« Grand-père, quelle magnifique journée, n'est-ce-pas ? », s'exclama la jeune fille avec un accent terriblement français.

Préoccupé par la conversation qu'il entretenait avec le second, Edgard se contenta d'hocher la tête en marmonnant quelque chose qui se voulait gentil. L'adolescente s'appuya au bastingage, fixant le quai comme s'il s'agissait d'un trésor convoité. L'un des matelots revint alors sur le pont, portant les deux valises de la demoiselle.

« Voilà, mam'zelle, et j'espère que tout se passera bien pour votre grand-père et vous ! »

La jeune fille lui adressa aussitôt un sourire et se précipita vers l'homme qui s'occupait d'elle depuis tant d'années.

« Mes valises sont prêtes, grand-père, allons-y, je t'en prie ! »

Elle afficha une petite moue d'enfant qui veut absolument son jouet et, l'anglais, abandonnant tout espoir de faire patienter sa petite-fille, attrappa sa valise et celles de l'adolescente.

« Allez, avant que tu ne me rabattes les oreilles pour que nous mettions pied à terre ! », la taquina gentiment Edgard.

Quelques instants plus tard, ils se tenaient sur le quai. Mais le capitaine n'en avait pas terminé -encore- et passa un long moment à discuter avec son second. Agnès, n'ayant aucun bagage en main, décida de s'éloigner afin de se mêler à l'agitation du port, bien qu'il soit plutôt calme à ce moment-ci. La jeune fille détaillait les alentours joyeusement, fredonnant une vieille chanson de marin qui lui était venu en tête. Elle parlait d'un navire appelé le Golden Vanity dont les propriétaires craignaient qu'elle ne soit prise par l'ennemi espagnol. Elle la chantait souvent dans ses heures de solitude. Alors que son regard courait de droite à gauche, elle percuta quelqu'un ; heureusement qu'elle n'eut pas couru, sinon elle l'aurait bien projeté au sol.


Dernière édition par le Jeu 21 Juin - 1:17, édité 2 fois
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Lord Beckett [Inactif]

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MessageSujet: Re: Adieu la mer ! [Réservé - Lord Cutler Beckett] [Terminé]   Ven 15 Juin - 21:40

Mercer reçu la fille de plein fouet. Par la force du choc, il fit deux pas en arrière puis, tenant son tricorne qui manqua de tomber durant l'impact, il considera la jeune fille qui se tenait devant lui. Son expression fut en premier lieu celle d'un homme abasourdi, et il se demanda comment une jeune fille aussi frêle avait pu le faire reculer. Il en avait encore mal sous les côtes...

Cependant cette lethargie fut ephemère. Ses yeux qui étaient, il y avait à peine quelques instants encore ecarquillés par la surprise laissèrent desormais place aux deux globes noirs habituellements si froids. Et même plus encore, les sourcils froncés et la bouche tordue par une horrible fureur, Mercer semblait tout simplement terrifiant.

Il projetta son bras en direction de celui de la fille à une vitesse phénoménale. Ses gants de cuir noir lui sanglèrent la peau tel un serpent qui étouffe sa proie à l'aide de ses anneaux écailleux. Il la plaqua contre une paroie avoisinante et la bloqua avec vivacité entravant ainsi tous ses mouvements. Lorsqu'il prit la parole ce fut avec une voix placide qui trahissait cependant sa frénésie croissante.


" Vous devriez regarder devant vous ma chère lorsque vous déambulez dans les ruelles. Percuter quelqu'un de la sorte risque fort de ne vous attirer que des embarras. Il vaudrait mieux pour vous que vous vous excusiez rapidement. "

Alors qu'il attendait la réponse de la belle jeune femme, une voix à l'accent britannique très prononcé s'éleva derrière lui.

" Mercer pouvez-vous me dire ce que vous êtes en train de faire ? "

L'homme vêtu de noir retourna vivement la tête en direction du propriétaire de cette voix. Celui-ci se trouvait entouré de deux soldats portant l'uniforme de la Compagnie des Indes Orientales Britanniques.
Il était de taille moyenne mais parraissait petit comparé aux hommes qui l'escortaient. Il portait une redingote de couleur brune assez clair et un tricorne démesuré en comparaison de la taille de sa tête. Il avait une petite bouche pincée et un regard perçant dont les yeux bleus-gris glissaient alternativement entre Mercer et la fille.

Celui-ci restant en definitive sur Agnès. Il contempla un instant avec délectation son éblouissante beauté et un coin de ses levres s'etira légèrement.
Il s'approcha lentement de cette seduisante créature qui ne semblait pas bien realiser ce qui venait de se produire. Il la devorait toujours du regard tout en lui demandant :


" Veuillez excusez la brusquerie de mon homme chère demoiselle. Quel est votre nom ? Je ne l'ai pas entendu. "


Mercer se positionna strategiquement derrière son maitre tout en continuant d'observer la jeune fille d'un regard noir.




HJ: Merci d'avoir accepté un sujet avec moi, c'est un réel plaisir de vous lire! Excusez mon retard, j'ai mis un certain temps à écrire pour tenter de ne pas maculer votre merveilleux RP. Smile
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Agnès Delacroix

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MessageSujet: Re: Adieu la mer ! [Réservé - Lord Cutler Beckett] [Terminé]   Ven 15 Juin - 23:05

Agnès fut aussi surprise que la victime de sa maladresse. Elle voulut s'excuser mais n'en eut pas l'occasion, ni le temps, car l'expression de l'homme changea brusquement. L'adolescente craignait de terribles représailles et sentit les larmes lui monter aux yeux lorsque le cuir claqua sur sa peau. Elle aurait voulu disparaître, fuir, même remonter à bord du Golden Seabird en compagnie de son grand-père. Elle pensait déjà à ce qu'elle pourrait faire de sa vie sur le navire, sûrement serait-elle moins maladroite... Elle poussa un petit cri de surprise et de douleur lorsque l'homme l'adossa à la cloison, mais ne tenta pas de se dégager, de peur d'énerver le terrifiant personnage. Cette arrivée qu'elle avait espéré mémorable s'avérait cauchemardesque ; ses yeux verts et rieurs étaient ternis par la peur et le chagrin d'avoir échoué dans sa tentative de s'installer à Port-Royal.

« Vous devriez regarder devant vous ma chère lorsque vous déambulez dans les ruelles. Percuter quelqu'un de la sorte risque fort de ne vous attirer que des embarras. Il vaudrait mieux pour vous que vous vous excusiez rapidement. »

Agnès ouvrit la bouche dans l'intention de répondre, laissant une larme couler le long de sa joue pâle. Elle avait l'impression qu'une boule était coincée dans sa gorge, l'empêchant de prononcer ne serait-ce qu'un seul mot. Elle s'efforça de sortir un son, mais alors qu'un faible « Bien sûr, monsieur... » s'échappait d'entre ses lèvres rouges, une voix s'éleva, demandant à l'homme ce qu'il faisait. La jeune fille reconnut l'accent britannique que certains des matelots du Golden Seabird possédait, en plus distingué bien sûr. Tournant la tête pour savoir à qui appartenait cette élégante façon de parler, elle aperçut une vision qui lui sembla tout simplement salvatrice : un homme, indéniablement important vu son allure, était encadré de deux soldats. Passionné des uniformes, l'adolescente reconnut aussitôt celui des deux individus : la Compagnie des Indes Orientales Britanniques. La jeune française se sentit rapidement embarrassée, surtout lorsqu'elle apprit que celui qu'elle avait percuté était l'un des hommes du lord.

Prestement, Agnès rajusta sa robe un peu froissée et replaça sa chevelure flamboyante. Après avoir réussi à détourner son regard larmoyant du dénommé Mercer, la jeune fille essuya l'unique larme sur sa joue et s'inclina respectueusement.

« Je me nomme Agnès Delacroix, messire. », se présenta-t-elle avec un accent français qui ne la quittait pas malgré son anglais presque parfait.

Elle se redressa lentement, tentant de dissimuler ses mains tremblantes dans les plis de sa robe : elle ne voulait surtout pas paraître faible devant un tel homme. Prenant une grande inspiration, elle reporta son regard sur Mercer.

« Je vous prie de m'excuser, monsieur, je suis d'une maladresse irrémissible...J'ose espérer que vous pourrez me pardonner mon incorrection... »

La demoiselle inclina la tête poliment puis chassa négligemment une mèche de cheveux tomber contre son front. Finalement, peut-être s'en sortirait-elle mieux qu'elle ne l'avait espéré. Jamais elle n'aurait pu croire qu'à ses premiers instants à Port-Royal, elle rencontrerait un homme d'une telle importance. Si son grand-père l'avait prévenu d'une telle éventualité, elle se serait mieux coiffée. À cet instant, elle avait honte de n'être pas pareille à une grande dame, pleine de bijoux et de grâce, elle n'avait que cette robe sur sa silhouette d'enfant ; rien de bien attirant selon elle.
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Lord Beckett [Inactif]

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MessageSujet: Re: Adieu la mer ! [Réservé - Lord Cutler Beckett] [Terminé]   Sam 16 Juin - 1:59

Lord Cutler Beckett écoutait attentivement la jeune fille. Lorsqu'il entendit pour la première fois la voix mélodieuse de l'enfant, il eut un infime frisson de plaisir. Ces paroles semblait être de paisibles flots. Le courant se remaniait en leger ruisseau alors que sa phrase prennait un ton calme. Mais tandis que l'intonnation s'accentuait, le court d'eau devenait torrent et lorsque ses mot se precipitèrent au moment de s'excuser au près de Mercer, ses locutions formèrent une cascade de diamants sonores.
Cette symphonie carillonnante arrivait aux oreilles du Lord qui savourait ce court instant. Il remarqua cependant outre la clarté de sa voix un accent francais assez prononcé qui trahissait ses origines.

Lorsqu'elle eut fini, il n'eut pas besoin de regarder Mercer pour savoir que celui-ci avait absorbé les paroles de la fille sans broncher et affichait desormais un visage toujours aussi neutre.
Elle paraissait vraiment tendue et était prise de tics. Ainsi, ses cheveux était toujours brievement remis à leur place et sa robe toujours lissée par un geste délicats de ses mains d'une blancheur éclatante. Il appréciait vraiment ses mains. Ses longs doigts fins avait quelque chose de... fascinant. Il se repris et effaca ces pensées licencieuses de son esprit.
Alors qu'elle parlait, Agnès regardait tout sauf lui même. Il devait sans doute l'impressionner. Quoi de plus normal qu'un homme de sa stature émouvoit une fille de la plèbe. Ses yeux glissaient de droite à gauche, fixant d'un coup un soldat, de l'autre un passant curieux du spectale. Le moins que l'on puisse dire c'est qu' elle n'etait pas à son aise. Cette gêne apparente et ses nombreuses mines faisaient doucement sourire Beckett.

Les flâneurs curieux de la situation commencaient à s'ameuter autours d'eux. Ils n'osaient pas approcher ayant reconnu l'impitoyable Lord ainsi que son fidèle sbire. Mais les murmures s'amplifiaient et cela agaca instament Beckett. Alors qu'elle eut finit de présenter ses excuses, il chuchota des ordres à Mercer qui acquiesa d'un signe rapide de la tête. Il eut cependant l'air mécontent lorsqu'il disparu dans la foule naissante s'écartant sur son passage.
Beckett le regarda s'eclipser puis reporta son attention sur l'ange qui était adossée au mur. Il leva le menton pour donner une impression de supériorité, qui n'était pourtant pas ici nécessaire de prouver, mais cela plaisait toujours à Cutler.


- " Votre nom ne m'est pas m'étranger, il me semble l'avoir deja entendu quelque part... Ah oui je me rappelle, n'y aurait-il pas dans votre famille un capitaine sous les ordres d'une compagnie marchande francaise?"

La visage de Beckett trahissait le fait qu'il connaissait deja la réponse de son interlocutrice. En effet il avait eu vent de la vie de ce capitaine ayant servi pendant un temps sous les ordres de la Compagnie Francaise des indes et qui desormais faisait profit à part.
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Agnès Delacroix

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MessageSujet: Re: Adieu la mer ! [Réservé - Lord Cutler Beckett] [Terminé]   Sam 16 Juin - 8:17

Agnès regardait les passants qui s'agglutinaient autour d'eux avec une certaine inquiétude ; étant donné que, chez elle, on la regardait à peine, elle manifestait une certaine appréhension face à autant d'attention. Elle se doutait bien que ses joues blanches finiraient par se teinter de rose ; elle voyait déjà sa timidité de lorsqu'elle était enfant revenir au galop. Elle se revoyait, six ans en arrière, entourée de plusieurs officiers qui lui portaient autant d'attention que si elle avait été un grain de sable. Même si on ne lui accordait que de subtils regards, la rougeur de son visage s'harmonisait à ses cheveux qui, à ce moment-là, n'étaient pas aussi disciplinés qu'aujourd'hui. C'était une époque marquante dans sa vie, puisqu'elle avait commencé à fréquenter la gent masculine dans ces années-là. Elle partait très tôt le matin, vêtue de ce qu'elle pouvait trouver de plus joli dans sa garde-robe et faisait tout en son pouvoir pour attirer l'attention d'un soldat quelconque à qui elle faisait les yeux doux pour "observer en quoi consiste le poste de soldat". En général, la petite fille réussissait à apercevoir quelques hommes importants et parfois même mériter une parole de la part de l'un d'eux. Enfin, émergeant de ses pensées profondes, la jeune fille osa lever les yeux vers le lord. Son petit coeur battait à un rythme fou et elle essayait tant bien que mal de le calmer, sans succès. Échouant dans sa tentative, l'adolescente feignit aussitôt de détailler l'uniforme de l'un des soldats. De nouveau, tentant de simuler la distraction, elle replaça ses cheveux.

Elle reposa ensuite un instant ses grands yeux bleu-vert sur l'homme, qui lui parut plus impressionnant encore que quelques secondes auparavant ; peut-être était-ce parce qu'elle n'arrivait pas à le regarder franchement ? Dans ces dernières années, elle n'avait plus eu l'occasion de rencontrer des gens importants. Ils étaient, pour la plupart du temps, sur le Golden Seabird et lorsqu'ils allaient à terre, elle n'était pas grand chose aux yeux des habitants. Elle n'apparaissait aux autres que comme une fillette gâtée par son grand-père, seul figure paternel qui lui restait. On la détaillait parfois avec mépris, comme si elle n'avait pas mérité les habits qu'elle portait et les bijoux dont elle était parée. Pendant une certaine période même, elle avait refusé de porter ses robes et s'étaient contentés de quelques vêtements empruntés aux matelots. Mais cela l'avait bien vite embêté et elle s'était résignée aux regards parfois envieux des autres. Lord Beckett prit enfin la parole, et ce qu'il mentionna poussa Agnès à plonger son regard dans le sien.

« En effet, messire, mon père Alexandre Delacroix...Mon père travaillait autrefois dans le domaine du commerce maritime... », dit-elle avec une pointe de tristesse dans la voix.

Elle baissa aussitôt les yeux ; la demoiselle était toujours très nostalgique lorsque l'on évoquait le souvenir de son défunt père. Il l'avait initié à la passion qu'elle éprouvait face à l'océan et aux nobles hommes qui le défendaient. Il avait été son conteur d'histoires merveilleuses remplis de pirates à la potence, d'ordres et de lois, de choses qui avaient fait croire à la jeune fille que le monde ne pouvait qu'être gouverné par le bien. Elle avait longtemps grâce à lui crut que son destin serait d'épouser l'un de ces chevaliers de la mer. Oh, bien sûr, elle serait contrainte de le voir partir à bord d'un navire, de le voir s'éloigner d'elle pour peut-être ne plus jamais revenir, mais elle saurait chaque fois que ce serait pour le bien de ce monde. Comme lorsque son père les avait quittés pour un dernier voyage...Elle avait beaucoup pleuré le départ de son père, toutefois elle avait appris de cette douleur. Agnès savait qu'il avait fait don de sa vie pour un monde meilleur et elle était fière de répéter que son père était mort en héros, bien qu'elle ignorait les circonstances exactes du décès de son géniteur. Sa mère n'avait jamais voulu lui révéler les détails sanglants de cette histoire...
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Lord Beckett [Inactif]

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MessageSujet: Re: Adieu la mer ! [Réservé - Lord Cutler Beckett] [Terminé]   Dim 17 Juin - 4:08

Beckett sentit la tristesse qui envahissait la voix d'Agnès lorsqu'elle prononça le nom de son père. Le regard fuyant qu'elle afficha ensuite lui fit comprendre que celui-ci devait être aujourd'hui décédé. Il ferma lentement ses yeux et soupira. Lorsqu'il les rouvrit il avait devant lui un visage lugubre. La jeune femme semblait être plongée dans des souvenirs lointains et avait le regard vague.

-" Je suis désolé pour votre père. Cela dépasse mon art que de le ramener à la vie mais il m'est possible de vous accompagner jusque chez vous."

La jeune fille releva la tête et exhiba une mine dubitative. Elle essaya de déceler ses pensées et s'accola davantage au mur lorsque celui-ci lui tendit le bras l'invitant à y poser le sien.
Un officier immergea alors de la foule qui n'était toujours pas dispersée. Il semblait irrité par tous ces gueux et les écartait violement. Il ne prit pas en compte les protestations de certains d'entre eux et se hâta vers le Lord. Il se présenta brièvement comme étant le lieutenant Hopkins et salua d'un geste bref de la tête Agnès. Il déclara qu'une certaine Ann-Elizabeth Hargreaves venait d'arriver au port et qu'elle souhaitait ardemment le voir. Beckett le remercia et lorsque l'officier anglais eut prit congé, il se retourna vers la fille toujours adossée au mur. Il reitara son invitation en lui présentant son bras


-" Sur quel navire êtes vous chère demoiselle?" demanda t'il le bras toujours dressé, attendant celui d'Agnès.

Celle-ci semblait hésiter à déposer le sien. On aurait dit qu’elle haletait même. Tremblante, sa main s’aventura de plus en plus prêt du poignet du Lord. Elle s’y déposa et enlaça la manche de la redingote non sans quelques infimes soubresauts. Des rougeurs lui montèrent aux joues. Elle tenta vainement de masquer son visage cramoisi et le détournant. Cette attitude si naïve lui donnait encore plus de charme. Agnès sentait le regard du épineux Lord peser sur elle et commença à se sentir mal à l’aise.
Beckett ressentit son embarra, ce qui lui procura un grand plaisir.

Conquérir était toujours pour lui une jouissance personnelle. C’était dans sa nature car sa petite taille l’empêchant physiquement de surpasser les autres, il avait pourtant toujours souhaité observer le monde en contre-plongée. Il opta donc pour la supériorité intellectuelle. En accumulant des connaissances, il avait sur développer un charisme certain. Cette grande sommité lui permis par la suite de prendre le contrôle de l’esprit des gens et de manipuler les faits et gestes de ces marionnettes. Grâce à son aura, une foule de courtisans se pressait à ses pieds et il fut très tôt élevé à l’un des plus hautes postes existant. Ce grade représente sa revanche sur un monde qui n’était composé que de géants et qui ne se constituait maintenant plus que d’insignifiants insectes.
Sa vie ne fut qu’une succession de réussites brisant tous les obstacles…

Hormis Jack Sparrow. A la simple pensée de cet infâme traître, une grimace de dégoût déforma les lèvres de Beckett.
Agnès le remarqua et se demanda si cette mine n’était pas liée à sa personne. Il senti le frémissement de la jeune femme dû à son trouble. Cutler se repris alors et exhiba son expression habituelle.
C’est dans un anglais parfait à l’accent très prononcé qu’il lui réitéra le nom du navire qui l’avait amené à Port-Royal.

La voix du Lord fit sursauter Agnès qui se rendit compte de son long mutisme. Elle s’empressa de nome le Golden Seabird et de lui en donner une brève description.
Beckett héla les deux soldats. Le premier se plaça en tête alors que l’autre fermait le pas.
Ils se dirigeaient désormais en direction du port un bien étrange cortège… Le soldat en tête écartait les villageois furieusement et celui de derrière semblait concentré sur sa tâche.
Un silence régnait entre Agnès et Beckett. Lui-même réfléchissait à comment accueillir Mme Hargreaves lorsqu’ils seront arrivés au port.
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Agnès Delacroix

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MessageSujet: Re: Adieu la mer ! [Réservé - Lord Cutler Beckett] [Terminé]   Dim 17 Juin - 8:31

Elle aurait aimé connaître la raison du départ définitif de son père. Un terrible maelström ? Une attaque de pirates ? Un ouragan monstrueux ? Elle ne le saurait sûrement jamais. Néanmoins, elle réussit à esquisser un très faible sourire lorsque Lord Beckett proposa de la raccompagner chez elle. Par contre, lorsqu'il lui tendit le bras, elle ne put faire autrement que de reculer : on ne pouvait jamais se fier à quelqu'un aussi rapidement. Alors qu'elle pesait le pour et le contre d'accepter cette invitation, un officier fendit la foule de curieux et vint les rejoindre. Agnès répondit brièvement au signe de tête qui lui fut adressé et laissa les hommes discuter entre eux ; de toute manière, comment une simple bourgeoise comme elle pourrait se mêler de tout cela ? Elle écouta cependant très attentivement les paroles échangées ; l'affaire concernait une femme, Mlle Ann-Elizabeth Hargreaves, qui souhaitait voir le lord. Une prétendante peut-être ? Si c'était le cas elle...Non. Fronçant légèrement les sourcils, l'adolescente se réprimanda intérieurement. Elle ne devait surtout pas s'imaginer que cette attitude gentleman était dans un but autre que de l'accueillir convenablement à Port-Royal. Son expression redevint aussitôt celle de la jeune fille innocente qu'elle était et elle regarda l'officier repartir. Définitivement, les conversations importantes ne semblaient pas être riches en mots ici. Fixant le bras du lord, l'adolescente écouta la question. Mais malgré sa tentative de concentration, elle ne la saisit qu'à moitié. Une part d'elle-même tentait de considérer la confiance qu'elle devait accorder à l'homme, alors que l'autre pensa soudainement à son grand-père. Avait-il déjà prit le chemin des habitations ? Ou était-il encore à discuter avec son second ? Et finalement, un homme de loi ne pourrait que respecter les bonnes manières. Lentement, comme si elle approchait un scorpion du bout des doigts, Agnès déposa son bras sur celui du lord ; elle ne put s'empêcher pourtant de redevenir la fillette de onze ans timide et nerveuse qui rougissait au moindre contact. Portant son attention à la foule un peu dispersée, elle tenta de se calmer, se répétant qu'elle vivait quelque chose d'unique et que jamais elle ne pourrait revivre une telle chose, à savoir être au bras d'un homme important. Oh bien sûr, lorsqu'elle en aurait épousé un, un jour, elle pourrait se tenir à ses côtés sans gêne, mais ce ne serait plus la même chose, étant donné que, cette fois, elle n'était qu'une humble habitante de dix-sept ans.

Domptant sa peur et sa timidité, la demoiselle se détendit un peu et tourna la tête dans la direction du lord, au moment même où il affichait une mine dégoûtée. Aussitôt, Agnès s'affola : il n'y avait qu'une raison, c'était que le lord répugnait l'idée de paraître en public avec une simple citoyenne comme elle. Sûrement préférerait-il cette Ann-Elizabeth, dont le navire avait accosté dans un autre port de toute évidence. Peut-être était-ce une grande dame venue de l'Angleterre dans le seul but de séduire le lord ? Ferait-on vraiment un voyage comme celui-ci seulement pour un bon parti ? Agnès s'arrêta rapidement dans ses questions intérieures puisqu'en fait, elle ne trouvait rien à redire. Si cette femme était venue à la recherche d'un époux, elle aurait cent fois plus de chance. Et si elle était venue ici dans le seul but du mariage : Agnès, elle, savait qu'elle aurait traversé le monde d'un bout à l'autre pour un homme. Ces pensées avaient traversés son esprit à une vitesse phénoménale, et elle les fit reculer dans un coin de son inconscient lorsque son compagnon se reprit. C'était tout de même mieux, mais...et s'il avait remarqué que l'adolescente avait compris le sens de son expression dédaigneuse ? Pourquoi jouer cette comédie s'il était tant dégoûté d'elle ? Perdue dans ses sombres pensées, c'est avec un sursaut que la jeune fille saisit la question du lord. Ah oui, le navire ! Promptement, elle lui parla du Golden Seabird. Ce navire à trois mâts avait été sa seule demeure depuis tant de temps qu'elle le connaissait par-coeur, toutefois, lorsqu'elle tenta d'en faire la description à Lord Beckett, elle se contenta des éléments principaux et ne put qu'oublier le reste. En vérité, elle était très intimidée par les évènements, notamment par les deux soldats qui les escortaient avec un professionnalisme extraordinaire, la jeune fille était émerveillée d'être tout à coup traitée ainsi comme une...dame. Oui, en ce moment, elle se sentait comme si elle était une princesse, accueillie par la foule et une escorte lors de son débarquement à Port-Royal. Agnès pensa alors à la suite. Qu'adviendrait-il d'elle ensuite ? Elle se rendrait très certainement dans une auberge, pour cette nuit du moins, le temps que son grand-père négocie l'achat d'une résidence permanente pour elle et lui. Son rêve de princesse se terminerait sur la couchette peut-être inconfortable d'une chambre obscure. Lord Beckett serait assurément plus rebuté encore à l'idée de conduire Agnès à la porte d'une auberge. Il irait rejoindre sa Ann-Elizabeth par la suite pour lui raconter comment il avait eu la honte de sa vie en accompagnant l'adolescente jusqu'à son « chez-elle » temporaire.

« Veuillez m'excuser, messire, mais...vous n'êtes pas obligé d'en faire autant pour moi...Mon grand-père devait nous trouver une auberge pour la nuit et je devrais d'ailleurs déjà le rejoindre...De plus, je ne voudrais pas interférer dans votre rencontre avec Mlle Hargreaves, cette histoire ne me concerne assurément pas... », dit la jeune fille d'une voix faible.

Son regard fixait le sol plutôt que nulle part ailleurs, ayant honte de ce qu'elle venait de dire. Elle ne méritait pas un tel traitement, mais s'en voulait de ne pas arriver à apprécier. Et si tout cela n'était qu'une mascarade, un stratagème pour se moquer d'elle ? Si c'était le cas, c'était une bien cruelle façon de la recevoir.

[HJ : Désolée pour la longueur de ce post, j'étais soudainement très inspirée ^^ Embarassed ]
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Lord Beckett [Inactif]

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MessageSujet: Re: Adieu la mer ! [Réservé - Lord Cutler Beckett] [Terminé]   Mar 19 Juin - 2:09

Le Lord ne repondit pas tout de suite à la question d'Agnès. Le cortège bifurqua dans la rue de droite qui était legèrement en pente. Le claquement des bottes sur les pavé des deux soldats resonnait autours de lui. Une actionnaire venait lui rendre visite et voila qu'il était en retard. Ce manque de galanterie se fera payer cher et il le savait. Il pressa légerement le pas et demanda aux soldats d'avancer plus vite... Mercer lui avait fait perdre un temps précieux en cristallisant sur une broutille. La fille ne l'avait qu'à peine bousculer. * Il faudrait que je lui demande d'être moins au taquet, il commence à m'agacer.* Pensa t-il.
La Comtesse de Shaftesbury devait attendre à cette heure-ci et il n'était pas là... Il avait besoin de son argent pour financer ses expeditions contre les pirates.Son imbecile de mari aurait laché ses guinées rapidement. Ils étaient "amis". Enfin c'est ce que le Lord lui avait fait croire et Mr Hargreaves lui vouait une confiance aveugle... Mais cette entière cécité n'etait peut-être pas partagée par sa femme. Cependant, lorsque le mâle dans un couple partage une parentée conitive certaine avec les singes, il n'est pas rare qu'il contamine sa femelle.
Son esprit s'emmelait, les questions allaient et venaient sans fondement clair. Mais une certitude s'extirpa de ses pensées: Même si ce n'était qu'une femme et qu'elle n'avait sans doute aucun sens des affaires, il vallait mieux s'en méfier d'elle et ne pas chercher à la contrarier.
Néanmoins, le coté positif de ce contre-temps était qu'il avait pu rencontrer cette magnifique créature. Sans la bousculade, elle lui serrait passée inaperçue. Ce n'était encore qu'une enfant mais elle possédait un certain charme naturel qui lui seyait très bien.
Il se souvint alors que la jeune fille attendait toujours la réponse à sa question. Ayant été perdu dans ses reflexions, il avait homis de lui en donner une.


-" Mon homme vous a offensé et brutalisé alors que vous n'aviez à peine mis pied à terre. Vous devez sans doute desormais prendre les anglais pour de vils personnages. Je me devais de vous prouver le contraire en vous escortant jusqu'à votre navire. L'hospitalité britannique ne doit pas être remise en cause uniquement parce qu'une jeune fille..." Il glissa son regard sur elle
" Pardonnez-moi, une jeune femme aurait bousculé un secretaire de la compagnie des indes."

Ses lèvres minces se recourbèrent pour laisser apparaitre un léger sourire.
Un silence s'installa entre eux. Il la scrutait toujours sans dire mot. Ses boucles rouges s'envolaient au gré du vent et laissait échapper un enivrant parfum. L'odeur de la jeune l'assaillit. Elle lui apparaissait nette et bien dessinée comme les bandes d'un arc-en-ciel. Son regard descendit un peu plus bas. Sa nuque était à découvert et la blancheur de sa peau semblait presque irréelle. Quelques tâches de rousseurs parcemaient son giron. Mais l'analyse du corps de la jeune femme s'arreta là car il vit que les rougeurs recommencèrent à appraitre. Pour la remettre à l'aise il parla un peu :


-"Ne vous inquietez pas, vous n'interferez aucunement dans mes affaires. Comme je vous l'ai assuré, Mercer est le responsable de tout cela et vous n'avez pas à vous remettre en cause."

D'un coup il se rendit compte de son comportement.Que lui arrivait-il? Lui qui était à l'origine si froid... Etre aussi rassurant ne lui ressemblait guère... Surtout à l'égard d'une personne qu'il ne connaissait à peine. Se ressaisisant il ajouta:

-" Mais il est vrai néanmoins que cette rencontre ne vous concerne en aucun cas." fit-il alors d'un ton cassant " C'est pourquoi je vous laisserai au port en compagnie de votre grand-père...."
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Agnès Delacroix

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MessageSujet: Re: Adieu la mer ! [Réservé - Lord Cutler Beckett] [Terminé]   Mar 19 Juin - 6:07

Agnès n'osait plus regarder autre chose que le bout de ses chaussures, comme une prisonnière qui avance vers la potence. Ses mains s'étaient remises à trembler, alors qu'elle s'attendait à être humiliée ; comment avait-elle pu croire un seul instant qu'un homme aussi important lui portait sincèrement de l'attention ? Il avait certainement beaucoup de choses à faire bien plus importantes que d'escorter une adolescente dans son genre. Mais alors, pourquoi s'évertuait-il à la prendre à son bras ainsi, à lui parler d'une manière aussi charmante ? Peut-être était-ce encore une attitude d'aristocrate qu'elle ne pouvait pas saisir. Peut-être était-ce seulement parce qu'elle était une fille qu'il ne devait pas être ingrat...Agnès releva les yeux vers le lord, lentement. Il semblait perdu dans ses pensées. Avait-il seulement entendu ce qu'elle venait de dire ? Peu importe. La demoiselle n'oserait jamais répéter ; s'il avait entendu, ce serait très mal vu de répéter, et s'il n'avait pas entendu, c'était tant mieux. Son regard rejoint aussitôt le bout de ses chaussures. Le silence qui régnait entre eux la gênait légèrement mais elle n'en fit rien, préférant garder pour elle ses commentaires. Ce n'était pas intéressant de toute manière...Des choses pour passer le temps, du genre « Cette ville est fascinante » ou encore « Il faudra que je revienne pour voir de plus près telle ou telle chose. » Des phrases pour combler le silence en fait. La voix de Lord Beckett se fit alors entendre et Agnès releva aussitôt la tête pour l'écouter. Il parlait de l'hospitalité britannique et de la bousculade ; oui, c'était tout à fait normal qu'il la raccompagne après un tel évènement. Son regard se posa sur la demoiselle lorsqu'il se reprit, remplaçant « jeune fille » par « jeune femme ». La jeune française en fut flattée, c'était plutôt inhabituel qu'on la considère comme une jeune femme. Quand son grand-père lui faisait des reproches, il disait toujours « jeune fille », c'en était agaçant. Elle chassa ces pensées de son esprit, concentrant son attention sur ce léger sourire qui lui avait été adressé. Elle n'en croyait toujours pas ses yeux. Non pas à cause du sourire mais de la situation elle-même. Elle était au bras de l'homme peut-être bien le plus important de Port-Royal et ce, peu après qu'elle soit arrivée dans cette ville. Finalement, lorsqu'Edgard avait dit que sa petite-fille serait comblée aux Caraïbes, il n'avait pas menti.

Agnès sentait le regard du lord posé sur elle. À quoi pouvait-il bien pensé ? La jeune fille n'osait pas tourner le regard vers lui. Néanmoins, ses joues rosirent de nouveau. *Décidément, ma pauvre fille, ta timidité dépasse les limites de l'acceptable.* se dit-elle en prenant une grande inspiration. Lord Beckett lui dit alors de ne pas s'inquiéter et qu'elle n'interférait en rien dans ses affaires. Bonne nouvelle ; heureusement, sinon elle aurait prié le ciel de disparaître sur-le-champ. Elle ne voulait surtout pas être un contre-temps désagréable...Elle sursauta légèrement lorsque le lord rajouta que sa rencontre ne la concernait effectivement pas et que c'est pourquoi il la laisserait au port avec son grand-père. Voilà qui était plus plausible, Agnès ne se serait pas imaginée devant cette femme qui attendait la venue du lord. Qu'aurait-elle pu dire ? Elle aurait été ridicule...L'adolescente avala difficilement avant de répondre.

« Bien sûr, Mylord...J'espère néanmoins ne pas vous avoir causé d'ennuis...Si c'était le cas, je me sentirais infiniment coupable... »

Elle entendait déjà les cris des matelots qui chargeaient et déchargeaient les navires. Son grand-père l'attendait-il patiemment ? Avait-il terminé sa discussion avec son second ? Il devrait bien, depuis le temps. Avait-il tant de choses à mettre au clair avant que le Golden Seabird ne retourne en mer ? Le navire reviendrait ici souvent pour les vérifications, puisque Edgard tenait beaucoup à son vaisseau. Jamais il n'aurait laissé entièrement les commandes à quelqu'un d'autre. C'était déjà un miracle qu'il le confie à son second durant quelques temps. Il avait dit un jour à Agnès qu'il repartirait en mer, lorsqu'elle serait prête à vivre sa vie. Ce qui signifiait en d'autres termes que ce serait lorsqu'elle aurait un époux et une maison. Mais tout cela était encore bien loin pour la jeune fille et pour le moment, elle préférait ne pas y penser. Ne plus penser au port qui approchait, à son grand-père qui devait se faire un sang d'encre s'il avait remarqué son départ...Seulement se concentrer sur le présent, qui deviendrait passé, comme un merveilleux rêve lorsque l'on se réveille.
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Lord Beckett [Inactif]

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MessageSujet: Re: Adieu la mer ! [Réservé - Lord Cutler Beckett] [Terminé]   Mer 20 Juin - 18:41

Le temps défilait trop rapidement au goût de Beckett. Au vu des nombreux matelots qui se rameutaient dans les tavernes, nous devions être en début d'après-midi. Comme pour confirmer sa pensée, le beffroi carrillona au loin. Ainsi, il était une heure... Il avait donc vingt minutes de retard.
Il traversaient à présent la rue principale menant au port. Le soleil était au dessus de toutes les têtes, gros et jaune. Alors que le port était en vue, on ne pouvais s'empecher d'admirer les brisures d'ors qui dansaient sur l'immensité bleue. Les navires tanguaient doucement au gré des vagues et quelques marins retardataires suaient sur leurs ponts en s'affairant aux corvées. De la baie de Port Royal montait une douce brise, apportant le parfum de l'écume, du poisson mais également des fleurs d'oranger. Il régnait une forte chaleur et une cacophonie incroyablement variée. On entendait de-ça des mousses redemandant à boire aux belles serveuses et de-là des roturières s'echangeant les derniers potins.
Ils passèrent tout pres du marché qui, fort heureusement pour le bruit, venait de se cloturer. Cependant avec la chaleur qui pesait comme du plomb sur toute l'île, les néfastes odeurs de melon pourris et de porc brûlé se répendaient dans dans toutes les ruelles. Cette terrible exhaltation fit rebrousser instinctivement les narine sde Beckett. Il passa alors sa main libre dans sa poche afin d'en sortir un mouchoir de soie blanc emplis d'un parfum de violette. Esperant par habitude se le passer sous le nez, ses attitudes de gentilhomme reprirent néanmoins le dessus. Il deplia le mouchoir d'un mouvement sec, le faisant claquer il l'offrit ensuite à Agnès. il remarqua que celle-ci après remerciement ne manqua pas de le respirer pleinement afin de repousser la vilaine attaque olfactive.
En quelques minutes ils débouchèrent sur le grand port. Fort de la description faite du navire, Beckett n'eut pas de mal à reperer le "Golden Seabird". ses voiles nacrées se confondaient avec son pavillon blanc. Ainsi, c'etait bien un navire francais. Il jetta un bref coup d'oeil à la jeune femme. Cela confirmait l'hypothèse sur ses origines. Il chercha du regard le tuteur de l'ange pendu à son bras droit sans toutefois savoir à quoi il pouvait bien ressembler. Mais il ne tarda pas à le trouver.


-" Agnès, Agnès, où es-tu ? "

Un homme d'un âge certain, plutot bien vêtu s'époumonait en regardant de toutes parts. Il questionnait les passants et son visage trahissait une inquiétude croisante à mesure que les négations s'accumulaient. la jeune fille l'aperçu également, son visage empli d'anxiété. Mais quelque chose amusa le Lord : hormis cette angoisse, une seconde emotion emerga, faisant de l'ombre à la première. Elle paraissait être déçue de le voir.
Une petite dose d'orgeil lui remonta le long des veines. Il était tout à fait normal qu'elle regrette de quitter son bras. C'est un immense privilège que de se tenir si près d'un Lord, surtout pour une si jeune fille... Si jeune et pourtant si belle. Sa bouffée d'orgeuil dévala ses artères pour aller se ficher dans son estomac. Cette pensée lui revenait encore... Pourquoi une gamine le troublait autant ? Etait-ce uniquement sa beauté ou peut-être... autre chose ? Il se rendit compte qu'il posait sur elle un regard embrumé et se preparait à se ressaisir. Mais à cet instant, celle-ci croisa son regard et ce fut une autre pulsion qui lui remonta dans le sang. Ses yeux s'égarèrent un instant dans le vert des siens, puis, n'en pouvant plus, ils s'en détournèrent. C'était la première fois qu'il esquivait un regard de quelqu'un! D'une femme... d'elle. Il ferma les paupières quelques secondes. Alors qu'il les tenait closes, il réorganisa ses pensées comme à l'ordinaire. Lorsqu'il les ouvrit, ce fut le Beckett habituel qui emerga. il se retourna alors vers elle et dit :


- " Vous voila donc arrivée demoiselle. "

Sans trouble aucun il dégagea son bras pour mieux lui atraper la main. Il apporta ses fines lèvres sur ses longs doigts blancs. Le contact fut bref et l'etreinte se dessera bientot.Sans croiser son regard, il releva la tête. Il ordonna alors à l'un des gardes d'aller à la rencontre du grand-père.
L'attente fut de courte durée car la vieil homme, entendant le nom de sa petite-fille, accouru presque aussitôt. Il se mit à sourire en voyant la famillière tête rousse mais fur coupé dans son élan tandis qu'il decouvrit l'homme en sa compagnie. Il reconnut aussitôt le Lord et executa une réverance. Après les formalités il questionna :


-" Je vous suis reconnaissant d'avoir retrouvé ma petite Agnès Etait-elle perdue, ou... " Sur son visage passa l'ombre d'un affreux doute " Aurait-elle commis une sottise ? "

L'homme regarda sa petite-fille, et Beckett en fit de même avant de dire :

-"Ne vous tracasser pas."


Il réflechit un instant puis ajouta :

"Votre fille a été bousculée par l'un de mes hommes, je me devais de laver l'affront en vous la ramenant saine et sauve. "


Il ne vit pas la réaction de la fille à son mensonge mais il considera que le vieil homme le goba parfaitement. le grand-père le remercia chaleureusement et commenca à se retourner. beckett savait qu'ils auraient pu en rester là. il devaient en rester là. Mais des mots lui sortir de la bouche et il eut l'impression. qu'il étaient prononcé par un autre :

-" Me feriez vous le plaisir de venri dîner à ma table après-demain ? Je n'ai rien de particulier et étant donné que je connaissait votre defunt fils... Ainsi que maintenant votre petite-fille, j'aimerais en savoir un peu plus sur vous. "

Il attendit patiement la réponse conscient de la surprise qu'il venait de déclencher chez les Delacroix.
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Agnès Delacroix

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MessageSujet: Re: Adieu la mer ! [Réservé - Lord Cutler Beckett] [Terminé]   Jeu 21 Juin - 1:16

Elle faisait abstraction du bruit, des voix, des images ; seul le bruit des pas du cortège lui parvenait. En vérité, la jeune fille réfléchissait à quelque chose qui aurait pu retarder leur arrivée au port. Elle espérait un évènement quelconque, même une tragédie l'aurait satisfaite. Feindre de s'être tordue la cheville ? Non, mauvaise idée. Prétendre un malaise ? Non plus. Rien qu'elle ne puisse faire seule aurait pu prolonger cette rencontre. Tout reposait sur la réaction de son grand-père lorsqu'ils atteindraient le port. Edgard avait toujours été un homme bavard...Agnès espérait qu'il serait fidèle à lui-même et discuterait longuement, afin qu'elle puisse profiter de l'agréable compagnie du lord. Malgré le fait qu'elle ait été embarrassée par la foule, elle avait pu remarquer que les gens semblaient le craindre. Pourquoi donc ? Quelque chose qu'elle finirait bien par apprendre, étant donné qu'elle n'avait pas l'intention de quitter Port Royal de sitôt. Une odeur lui parvint soudainement au nez et la jeune fille fronça légèrement les sourcils. Un effluve plus agréable, presque paradisiaque comparée à celle-là, se faufila jusqu'à elle. Lord Beckett lui proposait un joli mouchoir au parfum enchanteur ; décidément, quelle galanterie ! Le remerciant, elle respira la fragrance de violette qui la transporta un moment loin de tout cela, de toute cette agitation, des bruits et du temps qui semblait filer à une vitesse folle. La jeune fille avait la désagréable impression que le temps n'était qu'une poignée de sable, qu'elle n'arrivait pas à saisir et à garder. Des brides de minutes et d'heures coulaient entre ses doigts comme de l'eau et peu importe ce qu'elle tentait pour les retenir. Soudain, elle reconnut le port ; il était impossible de manquer le Golden Seabird et elle remarqua aussitôt son grand-père. Un faible soupir lui échappa. La fin de son merveilleux rêve approchait à grands pas...Elle baissa les yeux un instant, puis s'obligea à regarder Lord Beckett. Non pas qu'elle n'en avait pas envie, plutôt qu'elle se connaissait plus que bien : son départ serait plus dur si elle gardait, en plus des souvenirs de son comportement exemplaire, l'image de son visage. Leurs regards se croisèrent et Agnès ne put que se réprimander. *Oh oui, Mlle Delacroix, on se croit bien maligne à se prendre pour une grande dame, mais ne te fais pas de grandes idées d'avenir, très chère, ce serait très risqué.* L'homme détourna les yeux ; Agnès en fit de même, reportant son attention sur son grand-père.

Le lord annonça alors qu'ils y étaient, puis dégagea son bras avant de lui faire un baise-main. Ce simple contact, si bref soit-il, fit frissonner Agnès. Elle se ressaisit aussitôt lorsqu'Edgard accourut à leurs côtés et replaça vivement ses cheveux. Elle s'était remise à trembler. Pourtant, malgré sa nervosité soudaine, ce fut la surprise qui la saisit lorsqu'elle entendit le mensonge du lord. C'était elle la cause de cette bousculade, pas ce dénommé Mercer...Pourquoi avait-il prétendu le contraire ? Il aurait bien pu dire toute la vérité à Edgard, qui se serait bien sûr empressé de sermonner Agnès. Mais il ne l'avait pas fait. Considérant que cette explication marquait la fin de l'entretien, la demoiselle rejoignit son grand-père alors qu'il s'apprêtait à partir. Toutefois, elle s'arrêta lorsque Lord Beckett s'adressa à eux. Edgard était à la fois surpris et troublé : bien que ce fut son gendre, il avait aimé Alexandre Delacroix comme son propre fils et le fait que le lord l'ait connu était un signe qu'il devait être un homme bon. De son vivant, Alexandre n'avait pas fréquenté n'importe qui. Cependant, le vieil homme ne se jugeait pas à la hauteur de dîner avec un tel homme.

« Je vous remercie de cette généreuse invitation, Mylord, mais vous me voyez désolé de devoir...
- Accepter avec plaisir, intervînt Agnès, ses boucles rousses bondissant lorsqu'elle se précipita devant son grand-père. »

Ce dernier lui jeta un regard courroucé et l'attrapa par le poignet avant de la ramener près de lui.

« C'est très impoli ce que tu fais là, Agnès...commença-t-il à voix basse. »

Agnès se dégagea délicatement de l'étreinte et s'approcha d'un pas vers Lord Beckett.

« Nous nous ferons un plaisir de dîner à votre table à la date convenue, Mylord, fit-elle avec un signe de tête respectueux. »

Un sourire timide s'étira sur ses lèvres, puis elle retourna sagement près de son grand-père. Celui-ci, un peu embarrassé, soupira.

« Moui...Bon...Étant donné que cela semble réellement faire plaisir à Agnès, et que je serais ravi de faire plus amplement votre connaissance, nous acceptons. »

De nouveau, l'adolescente esquissa un petit sourire. Cela aurait paru très déplacé d'exprimer sa joie plus librement et peu courtois de ne pas sourire du tout -de toute façon, elle n'y serait pas parvenue. Elle qui avait toujours rêvé de fréquenter la "haute société" avait l'occasion de dîner avec un lord. Et pas n'importe lequel ; un lord charismatique et courtois, un homme distingué qui portait fièrement son titre.

« Sur ce, messire, Agnès et moi avons encore quelques détails à régler... »

Avec un signe de tête, Edgard posa sa main sur l'épaule de sa petite-fille et l'entraîna devant lui ; la jeune fille jeta un coup d'oeil derrière elle et adressa un dernier sourire au lord.

« Allez, jeune fille, nous avons certaines choses à mettre au clair... »

Elle connaissait bien ces mots, qui annonçaient un prochain sermont. Mais cela lui importait peu. Elle était bien prête à endurer milles réprimandes maintenant que son esprit était soulagé : elle aurait quelque chose à réfléchir pour éviter d'avoir à supporter la morale d'Edgard. Elle devrait prévoir ce qu'elle porterait, comment elle agirait, de quelle manière elle coifferait ses cheveux...Tant de choses à prévoir pour cette prochaine rencontre !



[Ce qui marque la fin de ce magnifique RP ^^]
[.TERMINÉ.]
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